Je sais ce que c'est d'être sans domicile fixe,de fouiller dans les poubelles des écoles afin d'y trouver un reste de nourriture laissé par une de nos têtes blondes,et de mourrir de froid un soir de réveillon(...).Je sais que ca n'arrive pas qu'aux autres,et je ne souhaite à personne de dormir sous des cartons la nuit,par -10°,alors que les gens vous enjambent chargés de cadeaux(...).J'entends à la radio que les S.D.F. refusent toute action d'une société qui les a pourtant condamnés(...).En réalité,ces S.D.F. qui refusent de "laide" refusent justement le cycle infernal de la précarité organisée.Appelez le 115 ou le 18(...)mais cela ne solutionnera pas le problème pour autant,cela ne fera que le "socialiser"! On socialise,on banalise la plus terrible des morts! C'est à votre conscience de lecteur que je m'adresse(...).Un S.D.F. à la recherche d'un emploi doit impérativement avoir un toit.On parle parfois,au niveau ministériel préélectoral,de réquisitionner des logements vides.Alors,que fait-on?(...).Combien d'appartements inoccupés existent dans nos villes?(...).L'abbé Pierre est remonté dans les sondages,mais il a honte de vous,qui me lisez en toute quiétude,dans la chaleur tranquille de vos préoccupations d'ordre monétaire(...).Regardez bien le prochain mendiant que vous croiserez(...).Dites vous simplement qu'il n'a pas forcément la radio pour entendre les chiffres de mortalité "organisée".Brugheat Jean.Publié il y a quelques années dans le quotidien Régional "La Montagne".J'ai une pensée émue et douloureuse vers l'abbé Pierre.Rien n'a changé depuis sauf UNE chose:ON NE PARLE PLUS DES MORTS DE FROID A LA RADIO.Là je me permets d'émetttre.